Les pilotes du B.737 MAX poursuivent Boeing et la FAA

L’International Aerospace Law & Policy Group et notre équipe, dont le cabinet américain PMJ PLLC (https://pmjpllc.com/) à Chicago, ont récemment eu le privilège et l’honneur de s’entretenir avec certaines des familles qui ont perdu un être cher sur le vol ET302.

Parallèlement à notre participation dans le cadre de l’accident du vol ET302, une autre affaire connexe est à l’étude et sera entamée sous peu, apportant une voix précieuse, supplémentaire et importante à la conversation sur la façon dont des tragédies tel que Lion Air JT610 et Ethiopian Airlines ET302 auraient pu être évitées.

Au travers du cabinet PMJ, nous avons été retenus par un pilote de B737 MAX pour demander une indemnisation aux États-Unis pour les pertes actuelles et futures auprès de Boeing et de la Federal Aviation Administration (FAA) au nom du pilote ainsi qu’au nom des autres pilotes de Boeing 737 MAX concernés.

Il s’agira d’un recours collectif, selon le nombre de pilotes qui s’y joindront et la façon dont les conséquences des deux tragédies MAX ont personnellement affecté la santé des personnes et affecté leur carrière dans diverses compagnies aériennes du monde entier.

Le Pilote X, dont l’identité restera confidentielle est un pilote de B737 MAX qui, comme beaucoup dans le monde, est écœuré et déconcerté de voir comment Boeing et la FAA ont pu maintenir les pilotes dans l’ignorance la plus totale concernant l’existence du MCAS, alors qu’il s’agissait d’un système de sécurité critique, qui présentait de surcroît des lacunes.

Après les crash des vols JT610 et ET302, le pilote X comme d’autres se demandent “de quoi d’autre ne nous ont-ils pas parlé ?” Comme on pouvait s’y attendre, de nombreux autres pilotes de 737 MAX partagent le même point de vue et ont des craintes importantes pour l’avenir.

Le Pilote X a été fortement impacté par le sentiment que ça aurait pu être lui (et ça aurait pu l’être aussi).

Pour des pilotes de 737 MAX comme lui, la peur de se retrouver dans une situation comme ET302 est maintenant beaucoup trop réelle et a causé une anxiété aigüe. Ce genre de préoccupations pourrait se traduire par des dommages-intérêts devant les tribunaux américains pour des dommages de type psychologique pour certains, des dommages-intérêts calculables en ce qui a trait à l’interférence avec les listes/la paie de vol et la progression de carrière, ou même en ce que cela affecte les décisions de retraite et la capacité de prendre des options pour passer à une autre flotte avec les transporteurs qui exigent de conserver le 737 MAX dans leur flotte.

Certains pilotes envisagent d’éviter complètement l’exploitation future du MAX, mais risquent tout de même d’être forcés de les piloter par les compagnies aériennes après la levée de l’immobilisation au sol du MAX. Cela risque de nuire à la carrière et au gagne-pain de ces pilotes, ce qui pourrait se traduire par des pertes économiques pour eux et, par conséquent, par la perte d’un important bassin d’expertise et d’expérience dans le domaine de l’aviation au moment même où la pénurie mondiale de pilotes est une réalité.

Notre équipe prépare actuellement une action en dommages-intérêts devant le tribunal de l’état de l’Illinois aux Etats-Unis, ainsi que des avis de réclamation contre la FAA pour des dommages-intérêts, y compris des dommages-intérêts punitifs, au nom des pilotes, dirigés par le Pilote X.

Plus il y aura de pilotes qui se joindront à l’action, plus il y aura de chances d’obtenir un changement positif pour tous les pilotes.

En tant qu’avocats en droit arien international et défenseurs acharnés des droits des équipages, en particulier dans le domaine de la sécurité, IALPG et PMJ s’engagent à poursuivre cette action au nom des pilotes sur une base “no win no fee” et ce, dans le strict anonymat des pilotes concernés, préservé autant que possible par les procédures judiciaires américaines.

À notre avis, malgré l’examen public des processus défectueux de Boeing/FAA et de leur relation à ce jour, il n’y a que la voix de ceux qui doivent être les plus assurés de toute “solution” (si elle est effectivement possible pour la conception du MAX), et donc seulement la voix des pilotes, qui assurera les changements au système défectueux qui a permis aux accidents des vols JT610 et ET302 de se produire. Après tout, ce sont les pilotes qui sont chargés d’assurer la sécurité des passagers.

Il ne s’agit pas d’argent, bien que les incitations économiques au changement jouent un rôle, mais plutôt d’exercer la pression d’un groupe très important pour faire progresser le changement positif et la transparence au niveau américain et international, ce qui, en retour, facilitera l’obtention de résultats acceptables en matière de sécurité pour tous ceux qui voyagent par avion.

Télécharger le fichier PDF: Pilote X c. Boeing et la FAA

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